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Essayez donc la curiosité, celle de l’anthropologue curieux et qui tient le jugement à distance ! Loin d’être un « vilain défaut », elle est une formidable opportunité pour développer notre assertivité, notre leadership et notre humanité.

Cet article partage avec vous en quoi une certaine forme de curiosité peut nous permettre de développer ces merveilleuses qualités en jouant la meilleure partition de nos 2 formidables instruments que sont notre cerveau limbique et notre néocortex. Et nous verrons comment activer cette curiosité, vis à vis de nous-même d’abord et vis à vis de l’autre ensuite.

PARTIE 1 : DES BÉNÉFICES DE LA CURIOSITÉ

Pour notre plus grande chance à nous êtres humains,  dans la course à la survie sur Terre, nous avons appris à juger tout, tout le monde, tout le temps et plus rapidement que notre conscience ne peut le faire.  « Peur », « Dégoût » « Danger » s’activent à la moindre perception d’insécurité !  C’est un fait, c’est normal, ce fut vital et … c’est très limitant souvent car automatique.

Acte 1 : SAUVÉS ! VIVE LA CURIOSITÉ.

Nous perdons en agilité et en intelligence du cœur quand « Peur », « Dégout », « Danger »  et autres émotions inconfortables nous mettent en état d’alerte. Et la curiosité vis à vis de soi puis de l’autre est le meilleur amortisseur de notre réactivité.

La curiosité est cette capacité à sortir des automatismes, des habitudes, des jugements si chers à notre cerveau reptilien et/ou limbique (notre éléphant, voir article pour observer, s’étonner, comprendre autrement.

J’écarte d’emblée cette curiosité qui serait synonyme d’inquisition, d’intrusion, d’investigation malsaine pour valider des jugements préétablis, celle qui se nourrit d’une intention guidée par nos jugements et nos à priori.

La curiosité à laquelle je me réfère part d’un a priori bienveillant. Elle est alors synonyme de créativité, nouveauté, exploration, découvertes, surprises, ouverture à soi et ouverture à l’autre.

La curiosité nous offre la possibilité d’une lecture différente des situations. Parce qu’elle est associée à l’exploration bienveillante, elle déclenche chez nous des comportements différents, qui nous permettent de sortir des habitudes.

La curiosité devient alors synonyme de développement de nouvelles compétences.

Elle exige une belle dose de confiance en soi et d’humilité, fondement de l’assertivité. Elle est la garante de nos capacités d’adaptation non pas subies mais agies.

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Acte 2 : DES MULTIPLES EFFETS KISS COOL DE LA CURIOSITÉ 

Ma pratique personnelle et l’accompagnement de mes clients m’ont montré que l’activation de la compétence « anthropologue curieux » permet de sortir des schémas répétitifs, souvent douloureux et frustrants.

J’ai observé, et partagé avec mes clients les multiples bénéfices de cette pratique de l’anthropologue curieux… confiance en soi, estime de soi, affirmation juste de soi, connexion forte mais juste à soi et aux autres.

 

          On notera alors :

  • Une plus grande présence à l’ici et maintenant, à ce qui est, pour donner moins de prise au passé ressassé et au futur inquiétant.
  • Une plus grande disponibilité à ce qui est, à soi, à son intuition, à l’autre.
  • Une plus grande indulgence à soi, à l’autre, au monde.
  • Un vécu plus fluide, plus chaleureux et plus joyeux du monde.
  • La capacité à devenir sensible aux signaux faibles que notre cerveau avait choisis soigneusement d’écarter auparavant.
  • L’adaptabilité à un monde qui bouge et change tout le temps.
  • Une énergie personnelle pilotée au plus juste, qui se dépense moins à gérer les embardées épuisantes de notre limbique.

PARTIE 2 : CURIEUX OUI, MAIS COMMENT ?

Acte 3 : ET SI J’ÉTAIS CURIEUX DE MOI ?

Soyez curieux de ce qui se passe en vous. Juste curieux, tel un anthropologue curieux de vous-même. Observez. Ne jugez pas. Prenez cette distance qui vous permet d’avoir un nouveau regard sur vous, sur les choses, sur ce qui se trame en vous. Revisitez les séquences d’une situation par curiosité, simple curiosité sans chercher à donner du sens, ni à justifier.

La curiosité, c’est redonner la main à notre conscience, par le biais de notre néocortex pour s’observer en train de faire, en train de dire, en train de ressentir, en train de penser, en train de s’émouvoir, de perdre pied, de gérer une situation…

Le curieux de soi observe ses petites voix, ses discours intérieurs, ses changements d’humeur, ses tensions et relâchements physiques.

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En faisant cette pause, il en a pris conscience et il peut alors décider de changer de pistes, de changer de route pour aller vers du nouveau.

La pleine conscience  et la pleine présence nous ouvrent ces chemins. Le travail avec un coach, un thérapeute également. Le photo-langage qui laisse s’exprimer le préconscient sans barrière, la mise à jour de nos récits préférés, la parole donnée à nos héros préférés parlent également pour nous, par l’intermédiaire du limbique. Reste à écouter, à décoder pour ouvrir la voie au néocortex en toute curiosité.

Acte 4 : CURIEUX DE L’AUTRE AUSSI !

Curiosité vis à vis de soi d’abord, curiosité vis à vis de l’autre. Une curiosité toujours bienveillante, qui questionne pour ouvrir des possibles, élargir la compréhension du monde, ouvrir sur de nouveaux scénarii.

Pensez au Petit Prince et ses questions : «  De quelle planète es-tu ? »

La curiosité vis à vis de l’autre car nous regardons et interprétons le monde extérieur à partir de notre monde intérieur.  Vous comprendrez que cette curiosité de l’autre s’ancre dans notre curiosité vis à vis de nous d’abord.

Enfin, la curiosité vis à vis des situations du quotidien, des évènements et du monde qui nous entourent pour élargir nos sources de compréhension. Il s’agit là de développer l’art des questions puissantes. Ces questions qui ouvrent des possibles, font réfléchir et sortir des argumentations et contre-argumentations stériles.

Dans ma pratique avec mes clients, ma curiosité va souvent à l’écoute de ce qui n’est pas dit, à l’omis, à « qu’est-ce qui a été oublié dans cette situation ? » A quel endroit y-a-t-il une zone aveugle ? Soit je m’oublie, soit j’oublie l’autre. Soit j’oublie d’être curieux de moi, soit j’oublie d’être curieux de l’autre. Soit je me juge, soit je juge l’autre. En étant curieux(se), je permets de rouvrir des possibles.

Je suis souvent curieuse de l’intention première. Quelle est l’intention première qui a guidé une réaction, la nôtre ou celle de mon interlocuteur ? Je fais le pari que nos premières intentions sont souvent positives et légitimes.  Ce sont les interprétations que nous faisons des faits qui transforment ces intentions positives en comportements inadaptés et qui nous font perdent en puissance et surtout en assertivité.

Et vous, avec vos collaborateurs ? Un collaborateur émet une réserve à votre proposition pourtant bien pensée. Vous sentez-vous agacé(e), très agacé(e) ? Et si curiosité à son égard s’activait !  Pourquoi cette réserve ? Qu’est-ce qui pourrait la justifier ? Qu’aurait-il perçu que je n’ai pas perçu ? Et pourquoi ne pas le lui demander avec cette posture curieuse ?